Essai Maxi 1200

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Maxi 1200 : un voilier élégant de 38 pieds qui combine avec brio la course-croisière et la croisière familiale

Le chantier suédois Maxi Yachts, créé par le médaillé olympique Pelle Petterson, qui avait disparu du marché pendant quelques années suite à de grandes difficultés financières, a été repris depuis peu par le groupe polonais Delphia Yachts. Pour la conception de ce nouveau Maxi 1200, le chantier Delphia a eu la bonne idée de faire appel à l’architecte Pelle Petterson afin d’assurer la continuité de la lignée de cette belle carène venue du Nord. 

Un cockpit divisé en deux

C’est à la marina de Port Zélande que nous retrouvons Alexander Jonkers, le distributeur hollandais de la marque Maxi pour le Benelux. Il nous a proposé de réaliser un essai sur le tout nouveau Maxi 1200. Il fait un temps radieux avec un vent de sud-ouest de 10 à 12 nœuds. Le Grevelingenmeer sera notre terrain de jeu.

Grand-voile hissée à la volée et génois déroulé, on ressent immédiatement que cette carène est puissante et très évolutive. La barre à roue en carbone bien en mains, avec une vue remarquablement dégagée sur l’avant et sur le bord d’attaque du génois, on se prend vite au jeu de la vitesse. Le Maxi 1200 réagit tout de suite aux moindres réglages, sa barre est d’une douceur extrême et se manipule à deux doigts grâce à une grande pelle de safran. Pelle Petterson, qui s’est inspiré de son propre voilier pour dessiner ce Maxi 1200, a voulu que celui-ci soit rapide, fonctionnel, stylé, tout en utilisant ce qui se fait de mieux en matière technologique, comme par exemple le winch central motorisé proposé en version standard et dédié à l’écoute de grand-voile qui se borde ou se choque d’une simple pression du doigt. De son poste, le barreur accède avec facilité au winch de génois qu’il pourra mouliner manuellement ou de façon électronique. Du coup, les virements et les empannages s’effectuent aisément en solitaire ou en équipage très réduit. Le cockpit est comme coupé en deux, l’arrière est totalement dédié au barreur qui peut tout régler de son poste sans déranger les équipiers bien calés à la gîte. Le Maxi 1200 est équipé également d’une belle delphinière où vient se frapper un spi asymétrique ou un gennaker. Nous n’aurons malheureusement pas l’occasion de les tester.

Un voilier qui se manoeuvre en solitaire

La version que nous essayons comporte trois cabines, une cabine propriétaire à l’avant et deux cabines à l’arrière. En version trois cabines, l’intérieur nous paraît fort chargé, le chantier a dû faire des choix drastiques pour gagner de l’espace, en supprimant la table à cartes et les rangements sous le cockpit. Une des deux cabines arrière est véritablement  sacrifiée avec une hauteur sous barrot frôlant l’impensable. Par contre, en version deux cabines, l’espace intérieur est nettement mieux pensé. Ce qui saute aux yeux est la facilité de déplacement, aussi bien sur le pont qu’à l’intérieur, grâce aux très nombreuses mains courantes placées exactement où il faut. On est à bord d’un bateau nordique et cela se sent ! A bâbord de la descente, on trouve le coin cuisine, une belle cambuse en « L » comprenant de nombreux rangements et même une hotte rétractable en sus du hublot ouvrant. De l’autre côté de la descente, sur tribord, se trouve l’unique salle d’eau pour cette unité de 38 pieds, avec une douche séparée et un placard à cirés dans la version deux cabines. La table à cartes est placée dans le sens contraire à la marche du bateau. Le carré, quant à lui, est volumineux et confortable, comprenant de nombreux rangements dans les placards et sous les bannettes. La bannette tribord peut coulisser et se transformer en un double couchage, endroit idéal pour assurer les quarts lorsque les conditions météo sévères aux allures de près ne permettent pas l’utilisation de la cabine avant. Le mât traverse le pont et vient se poser sur la quille après être passé au travers de la table du carré.

Pour terminer cet essai en beauté, Alexander Jonkers nous invite à survoler en hélicoptère le Maxi 1200. Ce qui nous permettra de prendre des clichés exceptionnels et de nous rendre compte de la puissance de cette belle carène sportive.

Carré, seconde photo

Nous avions déjà été séduits par cette nouveauté lors des salons de Düsseldorf et de Gand. L’avoir essayé sur l’eau dans des conditions parfaites nous conforte dans notre optique. Pelle Petterson, l’architecte, confirme la lignée des Maxi Yachts en proposant des voiliers élégants, stylés, modernes, convenant parfaitement à un propriétaire qui cherche un bateau de croisière familiale tout en se donnant l’opportunité de se faire plaisir en course-croisière. Le niveau d’équipements proposé en version standard nous a également fort séduits. Le Maxi 1200 sera visible sur l’eau lors du prochain Hiswa Te Water à Amsterdam du 1 au 6 septembre. Avis aux amateurs !

Caractéristiques techniques :

  • Longueur de coque 11,56 m
  • Longueur à la flottaison 10,60 m
  • Largeur 3,75 m
  • Tirant d’eau 1,75, 2,00 ou 2,32 m
  • Voilure au près 84 m²
  • Moteur standard 28 CV
  • Déplacement lège 6,9 T
  • Matériau : SN Airex/Vinylester
  • Architectes Petterson/Castro
  • Prix standard TTC : 204.000 euros
  • Distributeur pour le Benelux : Jonkers Yachts Info : a.jonkers@jonkers.org www.jonkers.org Tel : +31 (0) 622 662 540

 

 

 

 

 

 

Pierre-Yves Martens